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sabato 14 marzo 2015

Texte critique pour Liselotte Andersen, Expo SIAC Marseille 2015








 Liselotte Andersen, sculptrice et artiste peintre, est une plasticienne à l'univers éclectique. Avant de s'installer en Provence en 2002, voyageuse insatiable, elle s'est nourrie de différentes expériences existentielles qui l'ont amené à vivre dans des continents très différents entre eux, comme l'Afrique, l'Europe et l'Asie.

L'artiste, toujours sensible à l’expérimentation de soi et à la rencontre de l'autre, traduit ainsi son vécu et son idéal dans son art.

Ses créations aux couleurs vives, et qui articulent du métal avec la terre, sont un hymne à la plénitude incassable de la consistance et une poésie de l'évidente présence, nette et pure, comme l'affirmation de tout acte humain.
Dans les sculptures, le poids de la matière physique se dynamise, comme chez Henry Moore, dans un acte d’énergie créatrice, dans un en train de. Ses œuvres, à travers leur avancement dans l'espace, comblent le vide qui nous entoure, soit par moyen de l'exploration de l'hors-de-soi, soit par une fusion matérielle dans le corps de l'autre
Toutes ses œuvres alimentent une aura mystique autour d'elles et ce sacré les fait sortir du flux du temps et de l'espace, tels que nous les concevons, et les placent dans le monde en tant qu'objet d'art. Et dans cette atmosphère éthérée, le saut dans le vide de l'autre, que ces projections de l'humaine sensibilité doivent accomplir, est fait à travers une lumineuse émanation de leur plénitude d'être.
Cette distance qui le sépare de l'inconnu, c'est le même écart que nous devons dépasser, avec un élan de sentiments, quand on va vers l'autre.
Sans raison, sans pourquoi; tels que nous le sentons dans notre volonté.
Même ses sculptures endormies sont vivantes et comblent cette distance. Ces endormis font penser à ceux de Pompéi, tués dans le rêve, quand ils étaient en train de remplir l'obscurité par l'imagination inconsciente et pourtant battante, réelle. Les créations de Liselotte Andersen, à la ligne épurée de toutes hésitations dans le mouvement, tracent un dynamisme qui sature le milieu qui les contient, le débordent et le dépassent. Ainsi, elle dessine une appropriation de l'espace par le biais d'une force centrifuge qui part du cœur, de la volonté, et qui rayonne vers l’extérieur, vers l'inconnu et vers son irrésistible appel. La matière, que l'artiste modèle en utilisant son spleen et son idéal, est toujours le point de fuite duquel l'espace se crée. C'est le plein qui relève de l'imaginaire, celui qui naît d'un mouvement inconscient: c'est lui qui ré-invente le vide, en courbe de vibrations émotionnelles, où l'objet d'art est réel et prend du sens.

Le monde de Liselotte Andersen est un univers où les sculptures et les peintures sont toutes suspendues en équilibre et avancent doucement, comme animées par une une expression spontanée, viscérale, comme l'est la sensibilité humaine dans sa pureté.

Marco Caccavo
Aix-en-Provence
2015 








giovedì 6 novembre 2014

Texte critique: "Empreintes", Salle Pavillon, Hôtel de ville d'Aix en Provence

Texte critique: "Empreintes" 

Salle Pavillon, Hôtel de ville d'Aix en Provence 
du lundi 3 au samedi 15 novembre. 

Vernissage Samedi 8 Novembre à 17 heures 

"On pourrait définir l'empreinte, mot qui donne le titre à la présente exposition, comme la trace gravée d'une existence, dans ce cas celle artistique, qui se regarde au miroir de « sa finitude » et qui réclame, ainsi, son droit d'exister après la mort. 
Comme le dit le philosophe Giorgio Agamben, la critique d'art se déroule sur trois niveaux, dont le dernier est celui qui raconte le «geste de l'intention», c'est-à-dire que le regard critique essaye de décrypter l'immatériel qui mène l'expression artistique.


L'immatériel se concrétise, alors, dans le geste qui trace l'empreinte.

Pourquoi l'artiste engage son empreinte comme un cachet dans le flux de l'existence ?

On pourrait la définir alors comme un « raisonnable » moyen pour répondre à l'appel de la pesanteur du « à jamais », du « pour toujours ». On voudrait tous satisfaire cette exigence d'intemporel, en oubliant que cette vie, à un moment donné, prendra sa fin. Et les outils de la création, qui tremblent au bout des doigts de l'artiste, suivent ce sillage miroitant cette belle illusion d'humaine immortalité.

Le temps de notre vie est celui qui glisse sur la couleur des feuilles en automne, changeant ainsi leurs
 nuances en les faisant, ensuite, se recroqueviller dans un coin de vie qu'on appelle le passé. Le temps, c'est alors le doux maître qui tient les rênes de l'humain « je veux », c'est lui l'hautain tyran qui pèse nos vœux d'immortalité.

La question de l'empreinte se mêle et se tisse à celle de la mort, ou bien, à celui du questionnement autour de la fin du corps. Et c'est de la mortalité de ce dernier, de cette irrationnelle réfutation, que l'empreinte tire son élan vital et se fait art.

Ce qui reste, après la poussière du corps, sont les œuvres. Ces dernières, projections des émotions qui furent givrées dans le cœur et dans l'œil, sont les « objets d'arts» , réponse désespérée, vive « ici et maintenant », à l'appel du « à jamais ».
L'artiste mène son jeu de création pour l'immortel : pour la vie, après la vie.

L'art est un appel du créateur qui se tourmente dans l'oubli avalant ses larmes et ses sourires. Et l'homme, pour ne pas périr sous le poids des saisons qui font tout oublier, crée son objet d'art : son enfant, sa chair, son sang, son héritier.

En même temps, l'empreinte s'impose à l'homme comme la seule façon d'exister dans le présent. Dans le flux du temps, quand je parle, quand on me regarde, je ne suis qu'une empreinte de mon corps dématérialisé qui est déjà ailleurs.
Quand je parle, je suis ailleurs; mon corps et mon esprit sont ailleurs.
Je suis le fil de ma voix qui cherche dans le vent un rassurant écho venant de mon semblable.
Mais mon autre, comment pourra-t-il communiquer avec l'empreinte de celui qui se perd dans le vent?
Ce dernier n'est que trace de ce qu'il était et que personne ne
 connaît.
Échec de la connaissance de l'autre !

On est condamné à assumer un masque d'empreinte pour communiquer avec l'autre , qui est en quête de ce que l’on
 fut.

Dans le théâtre classique, les acteurs, faute de micros, utilisaient le masque pour se faire entendre par leur public, pour établir ainsi un pont humain entre eux et les auditeurs. Le port du masque semble être la seule façon d'être « ici et maintenant » pour devenir objet parlant dans la mémoire d'autrui.

L'homme ne peut communiquer qu' à travers son masque et son geste, simples empreintes de ce qu ' on a été à un moment et de ce qu' on n'est plus.
Le geste artistique n'échappe pas à cela : il est toujours empreinte de son créateur.
Dans le flux éternel, s'arrêter un moment sur le trait d'artiste, c'est commencer un dialogue avec sa trace.

Il faudrait partir de l'absence pour entreprendre l’archéologie de l'autre, homme ou artiste, apparemment seul moyen pour comprendre le sens d'un geste qui renvoie à son être immatériel et intemporel. Les artistes, Melko, Philip Richard, Liselotte Andersen, Alys Baillard et Sandrine Berthon, ainsi, déclinent sous forme de sculpture, peinture et photographie, leur univers d'empreintes.

Ils sont là, sous vos yeux, avec toute la puissance de leur non-présence, et ils confient au spectateur la tâche de ne pas être avalés par le temps".

Marco Caccavo
Aix en Provence, 2014 

Salle Pavillon, Hôtel de ville d'Aix en Provence 
du lundi 3 au samedi 15 novembre. 

Melko (sculpture terre), Philip Richard (photographie), Alys (raku) et Sandrine Berthon (photographie)






























giovedì 30 ottobre 2014

Expo Empreintes, Mairie d'Aix en Provence

Exposition collective à l'Hôtel de ville d'Aix-en-Provence
Du 3 au 15 novembre 2014
Vernissage le samedi 8 novembre à partir de 17h
Texte critique: Marco Caccavo
Liselotte Andersen : peinture & sculpture
Sandrine Berthon : photographie
Melko : sculpture terre
Philip Richard : photographie
Alys Baillard : sculpture raku



mercoledì 29 ottobre 2014

"Le théâtre et la littérature de l'absurde"

Soirée lecture à l'Espace 361, Rue de l'Annonciade, Aix en Provence
Le jeudi 13 novembre à 20h00
"Le théâtre et la littérature de l'absurde"
La thématique de l’absurde sera abordée selon deux axes : celui de son analyse littérale d’une part et dans le contexte de l’histoire de l'art d’autre part.
Marco Caccavo présentera une introduction à la pensée selon Pirandello à travers une lecture commentée de passages de ses oeuvres les plus connues et Pierre Rancan donnera à entendre la voix singulière de Samuel Beckett où l'absurde s'invite au cœur du langage de ses personnages...


domenica 28 settembre 2014

Phot’Aix 2014, Rencontres Photographiques d Aix En Provence


Phot’Aix 2014, Rencontres Photographiques d Aix En Provence
Du 2 Octobre au 15 Novembre, Aix en Provence célèbre
une nouvelle fois l’art de la Photographie.
Comme chaque année, Phot’Aix, organisé depuis 15 ans par l’association LaFontaine Obscure, conjugue :
- une exposition internationale, Regards Croisés, au Musée des Tapisseries,
- une série d’expositions dans toute la ville, regroupées en Parcours thématiques