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domenica 9 novembre 2014

Présentation du recueil des poèmes « La Promesse », de James Fontaine, illustrations de Mirielle Dejasmin

Le 28 Novembre, je présente le recueil des poèmes « La Promesse », deJames Fontaine, illustrations de Mirielle Dejasmin, à la librairie Au Poivre d'Âne, à Manosque
Il 28 Novembre, presento la raccolta di poesie « La Promesse » di James Fontaine, illustrazioni di Mirielle Dejasmin, presso la libreria Au Poivre d'Âne, a Manosque

http://www.editions-pontsaintjean.fr/index.php/product/view/2/15



giovedì 6 novembre 2014

Texte critique: "Empreintes", Salle Pavillon, Hôtel de ville d'Aix en Provence

Texte critique: "Empreintes" 

Salle Pavillon, Hôtel de ville d'Aix en Provence 
du lundi 3 au samedi 15 novembre. 

Vernissage Samedi 8 Novembre à 17 heures 

"On pourrait définir l'empreinte, mot qui donne le titre à la présente exposition, comme la trace gravée d'une existence, dans ce cas celle artistique, qui se regarde au miroir de « sa finitude » et qui réclame, ainsi, son droit d'exister après la mort. 
Comme le dit le philosophe Giorgio Agamben, la critique d'art se déroule sur trois niveaux, dont le dernier est celui qui raconte le «geste de l'intention», c'est-à-dire que le regard critique essaye de décrypter l'immatériel qui mène l'expression artistique.


L'immatériel se concrétise, alors, dans le geste qui trace l'empreinte.

Pourquoi l'artiste engage son empreinte comme un cachet dans le flux de l'existence ?

On pourrait la définir alors comme un « raisonnable » moyen pour répondre à l'appel de la pesanteur du « à jamais », du « pour toujours ». On voudrait tous satisfaire cette exigence d'intemporel, en oubliant que cette vie, à un moment donné, prendra sa fin. Et les outils de la création, qui tremblent au bout des doigts de l'artiste, suivent ce sillage miroitant cette belle illusion d'humaine immortalité.

Le temps de notre vie est celui qui glisse sur la couleur des feuilles en automne, changeant ainsi leurs
 nuances en les faisant, ensuite, se recroqueviller dans un coin de vie qu'on appelle le passé. Le temps, c'est alors le doux maître qui tient les rênes de l'humain « je veux », c'est lui l'hautain tyran qui pèse nos vœux d'immortalité.

La question de l'empreinte se mêle et se tisse à celle de la mort, ou bien, à celui du questionnement autour de la fin du corps. Et c'est de la mortalité de ce dernier, de cette irrationnelle réfutation, que l'empreinte tire son élan vital et se fait art.

Ce qui reste, après la poussière du corps, sont les œuvres. Ces dernières, projections des émotions qui furent givrées dans le cœur et dans l'œil, sont les « objets d'arts» , réponse désespérée, vive « ici et maintenant », à l'appel du « à jamais ».
L'artiste mène son jeu de création pour l'immortel : pour la vie, après la vie.

L'art est un appel du créateur qui se tourmente dans l'oubli avalant ses larmes et ses sourires. Et l'homme, pour ne pas périr sous le poids des saisons qui font tout oublier, crée son objet d'art : son enfant, sa chair, son sang, son héritier.

En même temps, l'empreinte s'impose à l'homme comme la seule façon d'exister dans le présent. Dans le flux du temps, quand je parle, quand on me regarde, je ne suis qu'une empreinte de mon corps dématérialisé qui est déjà ailleurs.
Quand je parle, je suis ailleurs; mon corps et mon esprit sont ailleurs.
Je suis le fil de ma voix qui cherche dans le vent un rassurant écho venant de mon semblable.
Mais mon autre, comment pourra-t-il communiquer avec l'empreinte de celui qui se perd dans le vent?
Ce dernier n'est que trace de ce qu'il était et que personne ne
 connaît.
Échec de la connaissance de l'autre !

On est condamné à assumer un masque d'empreinte pour communiquer avec l'autre , qui est en quête de ce que l’on
 fut.

Dans le théâtre classique, les acteurs, faute de micros, utilisaient le masque pour se faire entendre par leur public, pour établir ainsi un pont humain entre eux et les auditeurs. Le port du masque semble être la seule façon d'être « ici et maintenant » pour devenir objet parlant dans la mémoire d'autrui.

L'homme ne peut communiquer qu' à travers son masque et son geste, simples empreintes de ce qu ' on a été à un moment et de ce qu' on n'est plus.
Le geste artistique n'échappe pas à cela : il est toujours empreinte de son créateur.
Dans le flux éternel, s'arrêter un moment sur le trait d'artiste, c'est commencer un dialogue avec sa trace.

Il faudrait partir de l'absence pour entreprendre l’archéologie de l'autre, homme ou artiste, apparemment seul moyen pour comprendre le sens d'un geste qui renvoie à son être immatériel et intemporel. Les artistes, Melko, Philip Richard, Liselotte Andersen, Alys Baillard et Sandrine Berthon, ainsi, déclinent sous forme de sculpture, peinture et photographie, leur univers d'empreintes.

Ils sont là, sous vos yeux, avec toute la puissance de leur non-présence, et ils confient au spectateur la tâche de ne pas être avalés par le temps".

Marco Caccavo
Aix en Provence, 2014 

Salle Pavillon, Hôtel de ville d'Aix en Provence 
du lundi 3 au samedi 15 novembre. 

Melko (sculpture terre), Philip Richard (photographie), Alys (raku) et Sandrine Berthon (photographie)






























sabato 26 luglio 2014

Colpo d'occhio d'assolato Luglio

Colpo d'occhio d'assolato Luglio;
una primavera di battelli traccianti le onde.
La frescura nascosta tra le foglie di una desolata abbazia.

mercoledì 16 luglio 2014

Texte critique pour l'exposition de Shi Hai, Galerie I Ricaldi, Forcalquier



J'ai rêvé d'un corps,
sans regard et sans parole,
tracé par des lignes sinueuses,
 
comme le cours d'un fleuve
qui serpente,
anonyme et discret,
 
en arpentant les anfractuosités
de mes pulsions



Des sculptures et des dessins au trait sinueux, synoptique, qui enfante des corps possibles, comme des fuites delueziennes à la réalité matérielle du toucher et de la vue.
Shi Hai hachure la femme, mais peu importe le sexe des rêves, à laquelle on songe et qui engendre celles qu'on effleure dans notre vie.
Son œuvre, ce n'est pas du dessin, ceci, c'est du destin.
C'est l'humain destin du dépassement du corps quotidien qui amène l'homme à la recherche d'un corps idéal et immatériel, matrice transcendante, idée platonique laissé aux soins du Demiurge de notre rêverie.
Et c'est en rêvant que tout artiste crée. Les sens de ce dernier, son cerveau, hantés par le vécu du quotidien, ne retiennent pas les yeux, la bouche et non plus les brillantes couleurs naturelles du jour. Englouti dans le train-train du jour, trop de sensations à la fois pour une âme sensible, toutes les figures se ressemblent, le monde court trop rapide pour s’apercevoir des différences des cœurs.
Au soir, quand les pulsions refoulées se déchaînent  et la pensée, dans sa solitude, questionne elle-même, l'âme, dans son petit coin à elle, réchauffée par le bout de bois de la sensation et par la couverture rationnelle toujours trop courte, serre une poignée d'émotions et les jette sur papier, refuge parlant de son cœur.
Les œuvres de Shi Hai narrent du masculin qui cherche le féminin, ou aussi de son contraire, au-delà de la femme, au-delà de l'homme. Ils nous confient la quête du différent qui s'imagine et qui se trouve jamais. Heureuse quête du néant!
À ces hautes latitudes de l'esprit, la rêverie se confond, se mêle, avec la pulsion indiscrète de la contemplation, bien loin de la possession. Le corps du jour n'a rien à voir avec la légèreté de la nuit.
Il ne s'agit  pas d'un art érotique. L’érotisme, c'est le plus ajouté au corps en vue d'impulsion d'appropriation.  Shi Hai questionne son ressenti et sa main trace les frontières corporelles de son rêve intérieur, la chair, son appétit, ce n'est qu'une fenêtre à demi fermée qui nous montre des éclairs de spiritualité.
Ceci sont des corps rêvés , crées dans leur explosion, dépassant le trait qui contourne des souvenirs réels. L'acte d'artiste est expression de son regard intérieur.

On dépasse Egon Schiele, l’impressionnisme de ce dernier, ses yeux, ses visages, devient, en Shi Hai, finalement corps, bas, main. Des dessins, des sculptures, ce ne sont que corps fluides, ouverts, à la rêverie.

Marco Caccavo

2014














sabato 3 maggio 2014

Ulysse à la Radio

Marco Caccavo, enseignant de Littérature italienne et d'Histoire-Géographie à l’École internationale de Manosque, en direct des studios de Radio Fréquence Mistral vous accompagnera pour un petit voyage littéraire autour de la figure d'Ulysse avec une sélection de musiques à thème. 

Mercredi 7 Mai, de 11h à 12h

Pour écouter Radio Fréquence Mistral:

Manosque 92.8 FM
Sisteron 99.2 FM
Digne les bains 99.3 FM
Castellane 101.8 FM
Gap 107.3 FM
Briançon 96.6 FM

Streaming internet: http://www.frequencemistral.net/Ecoute.htm

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Marco Caccavo, insegnante di Letteratura italiana e di Storia-Geografia presso l’École internationale di Manosque, in diretta dagli studi di Radio Fréquence Mistral vi accompagnerà in un piccolo viaggio letterario sulla figura di Ulisse con una selezione di musiche a tema.

Mercoledi 7 Maggio, dalle 11.00 alle 12.00

Per ascoltare Radio Fréquence Mistral:

Streaming internet: http://www.frequencemistral.net/Ecoute.htm

Manosque 92.8 FM
Sisteron 99.2 FM
Digne les bains 99.3 FM
Castellane 101.8 FM
Gap 107.3 FM
Briançon 96.6 FM





giovedì 24 aprile 2014

Provence

J'ai ramassé une poignée des malheurs
et je l'ai flanqué dans le rouge et l'azur

Ho raccolto una manciata di umane umane miserie 
e l'ho lanciata contro il rosso e l'azzurro. Provenza.